Tout était noir. Je ne pouvais plus sentir mes membres, j’étais un rat piégé dans une cage. Une immense douleur cicatrisait mon torse, je crains que ce ne soit le noyau de ma combinaison qui s’est brisé. Le noyau me permet de respirer à partir du système auto-oxygéné produit par le NanoKEY, en liaison avec ma combinaison. Sans cet oxygène artificiel, je vais devoir respirer l’air radioactif de l’extérieur. Mes paupières étaient lourdes, je n’arrivais pas à ouvrir mes yeux. Des petits cailloux tombaient et glissaient sur mon corps, je devais être sous les rochers de la falaise qui m’étaient tombés dessus. Mon NanoKEY était enroulé autour de mon bras gauche qui était le seul membre de mon corps en dehors des rochers, si seulement je pouvais l’atteindre… J’étais immobilisé, paralysé par ce poids. Il me fallait un plan pour sortir de là, sinon je n’avais qu’à pourrir seul sous ces ruines.
Je possédais encore le contrôle des Bio-Mines d’Yllora. Pourquoi l’ai-je sacrifié ? Pourquoi est-ce que je n’ai pas été à sa place ? Je n’aurais même pas dû écouter les ordres du Caporal, je le prenais pour un imbécile fini, et là son corps devait gésir sous les tombes de New Amsterdam avec tous les autres partisans. « BM-01 to 04, status report, immediately ! » ai-je crié à mon NanoKEY. Aucune réponse. Je répétais mon ordre, toujours rien. Les missiles OCPN avaient dû éclater les mines au moment de l’explosion. Mon bras droit pouvait légèrement bouger, et il était aussi coincé sous les pierres : je possédais également deux grenades attachées à ma ceinture, je pourrais me sortir de là en faisant exploser les débris qui m’écrasent. Je retire une grenade de ma ceinture, j’active le système d’enclenchement, je jette la grenade à travers le petit creux qui me séparait de l'extérieur, je la récupère grâce à ma main gauche, et je la pose sur les rochers. Il ne me restait plus qu’à prier pour que je survive … *BOUM*. Le bruit insupportable de la grenade atteint tout mon cerveau. Je n'entendais plus rien.
Après avoir récupéré mon ouïe, je me lève avec difficulté, et je vois la misérable scène : c’était un désert, des ruines, il n’y avait plus de forêts, ce n’était plus que des arbres morts, complètement détruits, d'autres arbres étaient enflammés. Une véritable hécatombe. Le brouillard était tout ce qu’on voyait du ciel, pourtant l’air ne semblait pas toxique. Avaient-ils raté une fois de plus leur missile ? Je me suis retourné pour voir l’état de New Amsterdam, mais je n'ai vu qu’un cimetière de sang et de débris morbides. Des flammes peignaient la scène. Je ne pouvais pas voir plus précisément, mon Morpheus-R était par terre, fendu et inutilisable. Au loin, l’atmosphère de N.A était complètement radioactive.
Je décide de me mobiliser : je dois retrouver le cadavre d’Yllora et voir ce qu’elle est devenue, même s'il s'agit d'un monstre ou d'un corps décapité. Cependant je n’avais aucune arme sur moi excepté un 9mm et quelques chargeurs, la plupart de mes objets physiques s'étaient désintégrés avec la force de l’onde de choc. Il ne me restait que quelques Stimpaks et des bandages. Je jetais un œil à mon NanoKEY, l’écran était brisé, et répondait encore à quelques signaux, mais ne semblait plus recevoir les données PermaNet. Ceci était très problématique : ne plus avoir de réseau avec le PermaNet signifie que je ne pouvais plus communiquer avec l’univers, mais surtout que je ne pouvais plus créer d’armements. Les satellites inter-galactiques avaient perdu connexion avec le PermaNet de New Amsterdam. La radio n’était plus joignable également. J’étais définitivement seul, mais je devais absolument trouver un substitut à mon noyau Nano, sinon je n'allais pas pouvoir m’approcher de N.A.
La route menant vers les portes de New Amsterdam était peinte de sang, de boyaux humains et de cadavres : des morceaux de mains, des bouts de cervelle, un œil complètement creux, de la poussière. L’effet plasma désintègre la chair, le nucléaire rend la matière radioactive, l’onde de choc éclate tout sur son passage par sa surpuissante pression. Les Conservateurs ont créé une horreur. Sur le bord de la route, je vois un spécialiste en train de ramper, agonisant et me priant de le sauver. Il avait perdu ses deux jambes.
- Aidez-moi, je vous en supplie, aidez-moi, j’ai mal, je vais mourir…
- Es-tu spécialiste en Nano ?
- Oui, me répond-il avec une voix souffreteuse, mais, mais… nous ne pouvons… je…
Je le vois mourir sous mes pieds. J'étais prêt à le tuer pour récupérer son noyau, mais il était mort avant que je ne puisse l'achever. Je retourne son corps, je détruis son NanoKEY, et je retire son noyau de sa combinaison pour remplacer le mien. *Psssht*. Je retrouvais ma respiration artificielle habituelle.
Arrivé à la capitale de N.A, il s’agissait de la même scène tragique et traumatique, une véritable hécatombe. La boucherie était dans notre camp. Je n’avais plus aucun repère géographique de la ville, tous les bâtiments se sont écroulés sur les citoyens ou les soldats, et je ne parvenais pas à trouver le corps d’Yllora. Il y avait quelques survivants, je m’approchais de chacun d’eux pour vérifier si le taux de radioactivité était guérissable ou non. Malheureusement, ils avaient déjà tous atteint un seuil inacceptable, je me devais de leur épargner la souffrance qu’ils allaient sinon endurer à jamais.
J’aperçois le corps d’une femme plaqué contre le mur. Elle avait perdu un bras, portait une combinaison spécialiste, mais impossible de reconnaître la nature de sa spécialité. Ses cheveux s’étaient complètement décolorés, le crâne sortait de sa peau, son pâle visage meurtri était le triste tableau de la guerre… J’examine plus profondément son physique, j’ouvre ses paupières pour mesurer sa radioactivité, mais c’était trop tard pour elle : du liquide blanc gélatineux sortait de ses yeux blanchis, les particules sanguines évacuaient le corps, et laissaient place aux molécules radioactives. Les scientifiques appellent ce phénomène « l’absolution nucléaire » : certains d’entre eux considèrent l’entrée des noyaux atomiques comme le signe d’une transformation produite par un nouveau Dieu qui pardonne les péchés de l’homme par la mort radioactive. La personne « pleurait » son humanité et ses péchés. Il s'agit plus une secte qu’une science.
Je pointe mon 9mm sur son front, je m’apprête à appuyer sur la gâchette, quand soudain elle s'est mise à trembler. Je recule par réflexe, je n’ai jamais vu une telle réaction radioactive, si je tirais par mégarde, elle risquerait d’exploser et de m’exposer à la radioactivité. Sa combinaison se déchirait, un acide noirâtre sortait de ses pores, sa peau brulait à toute vitesse : on ne voyait plus que son squelette. Cette réaction n’était pas normale, l’exposition à des noyaux atomiques OCPN ne peut jamais engendrer l’apparition d’Accordialyte. Cette substance acidifiée est reconnaissable par sa couleur noire et par son épaisseur qui ne sont pas des caractéristiques communes aux autres acides nucléoniques, et sa composition comporte surtout des éléments bio-atomiques, ce qu’il n’y a certainement pas dans des missiles OCPN. L’Accordialyte en soi n’est pas dangereuse, mais lorsqu’elle rentre dans le système biologique d’un corps humain, son mélange avec certaines molécules de notre organisme provoque une dégradation mortelle. Surtout, les Conservateurs n’ont jamais connu la technologie Bio, ils n'ont jamais découvert la technologie au-delà de l’atomique et du plasma. Comment se sont-ils procurer de composante Bio pour leurs missiles ?
La femme tenait sur elle un Tyrael-VI, vieux modèle de sniper des années 2120, qui utilise encore des balles 7.62mm. Son viseur était dynamique mais imprécis, un faible calibre comparé aux armes contemporaines, c’était efficace lorsqu’on n’avait pas encore découvert les combinaisons spécialistes. Elles nous protègent de toutes les munitions sans Mod, c’est pour cette raison que le PUG a inventé la possibilité d’insérer des Mods dans nos balles : pour les Nano, on prépare des munitions Mech- provenant des satellites inter-galactiques, et on rajoute une dose de substance Nano, qui réduit l’efficacité de la puissance Mech-, mais qui rajoute des effets secondaires néfastes biologiques tels que la paralysie mentale ou la faiblesse physique. La différence du Nano au Bio réside dans la source des composantes : le Bio récupère ses composantes dans la nature de la planète Terre, le Nano est composé d’éléments artificiels pris dans les autres planètes du système Goliath, et on fusionne ces composantes avec des charges électriques. Mais sans le PermaNet, nos balles n’ont plus aucune spécificité, et elles deviennent banales. Je récupère son arme et les munitions, et je continuais d’examiner les lieux pour trouver Yllora.
La femme tenait sur elle un Tyrael-VI, vieux modèle de sniper des années 2120, qui utilise encore des balles 7.62mm. Son viseur était dynamique mais imprécis, un faible calibre comparé aux armes contemporaines, c’était efficace lorsqu’on n’avait pas encore découvert les combinaisons spécialistes. Elles nous protègent de toutes les munitions sans Mod, c’est pour cette raison que le PUG a inventé la possibilité d’insérer des Mods dans nos balles : pour les Nano, on prépare des munitions Mech- provenant des satellites inter-galactiques, et on rajoute une dose de substance Nano, qui réduit l’efficacité de la puissance Mech-, mais qui rajoute des effets secondaires néfastes biologiques tels que la paralysie mentale ou la faiblesse physique. La différence du Nano au Bio réside dans la source des composantes : le Bio récupère ses composantes dans la nature de la planète Terre, le Nano est composé d’éléments artificiels pris dans les autres planètes du système Goliath, et on fusionne ces composantes avec des charges électriques. Mais sans le PermaNet, nos balles n’ont plus aucune spécificité, et elles deviennent banales. Je récupère son arme et les munitions, et je continuais d’examiner les lieux pour trouver Yllora.
J’étais au milieu de ce champ de morts, dans un silence parfait que j'entendais pour la première fois, ce silence jamais rendu possible par le mouvement perpétuel de nos vies et de nos technologies, nos objectifs, nos fins. J’étais au milieu d’un désert. Où étaient les aides du PUG ? Nos voisins avaient certainement dû être touchés par ces tremblements, la propagation radioactive atteindra les terres germaniques-PUG. Les PUG viendront nous aider, il le faut.
Devant moi se tenait le QG de New Amsterdam : je me préparais à y entrer, mais tout à coup, j’ai entendu un homme hurler au loin. J'essaie de détecter la source du son et me mets à courir vers celle-ci. Je vois un vieil homme par terre qui semble être en bonne santé. Il criait : « Non ! Non, non, non ! Qu’on me tue, qu’on me tue ! ». Je me dirige vers lui pour le questionner.
- Eh, qu’est-ce qu’il t’arrive ? lui dis-je avec un ton brusque.
- Fous-moi la paix ! Tiens, prends ce couteau, et tranche-moi la gorge ! Vas-y, arrête de me mater, prends ce couteau, et égorge-moi !
Il avait perdu ses sens et sa raison. Je ne lui en veux pas, le taux de radioactivité et l'apocalypse l'ont rendu fou : il a vu toute la civilisation s’écrouler en une fraction de seconde alors que nous avons consacré des milliers d’années pour bâtir quelque chose de vivable. Je prends le couteau qu’il me tend, m’approche de lui, m’apprête à lui couper la gorge, mais je le vois dégainer un Reaver-PM9 et tirer sur mon ventre. La douleur était intenable, la puissance de son révolver était démesurée. Ce n’était pas un Reaver-PM9 ordinaire.
Le vieil homme me regarde, me crache dessus, et me chuchote à l’oreille : « Petit con de Soviét, tu crois que ton déguisement de spécialiste allait me convaincre ? », pointe son révolver sur moi, son index prêt à appuyer sur la gâchette. Cette fois-ci, c’était vraiment la fin, je n’aurais jamais trouvé Yllora, mais j’allais bientôt la rejoindre… J’arrive Yllora. Je ferme les yeux, et j’attends le moment fatidique.
Le vieil homme me regarde, me crache dessus, et me chuchote à l’oreille : « Petit con de Soviét, tu crois que ton déguisement de spécialiste allait me convaincre ? », pointe son révolver sur moi, son index prêt à appuyer sur la gâchette. Cette fois-ci, c’était vraiment la fin, je n’aurais jamais trouvé Yllora, mais j’allais bientôt la rejoindre… J’arrive Yllora. Je ferme les yeux, et j’attends le moment fatidique.
- Ton sang n’est pas rouge, me dit-il, d’un ton effrayé. Le sang qui sort de ton ventre n’est pas rouge, il est doré. Tu peux pas être Conservateur. T'es quoi, exactement ?
Je lui réponds que je suis un spécialiste Nano au service de l’Armée du CDA. D’un coup, un grand sourire s’affiche sur son visage, il me relève avec difficulté, me plante un Stimpak sur mon ventre, et me fait comprendre que j’étais un peu stupide de ne pas lui avoir dit directement. L'effet atténuateur et guérisseur du Stimpak étaient quasi-instantanés, la blessure commençait déjà à se cicatriser.
- Moi, c’est O’Neals, Maverick O’Neals, ex-membre de la Résistance républicaine de Roumanie. Toi ?
- Mo. Qu’est-ce que tu fais dans un territoire démocratique ? Et comment est-ce que tu résistes à la radioactivité ?
- On est des renégats de la politique conservatrice, on fait partie d’une minorité de l’EIE qui a échappé les guerres EIE-RRR. Mais on a débarqué sur les territoires CDA depuis presque dix ans, en tant que réfugiés illégaux. Et pour ta radioactivité, je suis spécialiste Mech-, j'ai construit ...
- Un Rad-Absorb. Je vois. Et votre intérêt en New Amsterdam ?
- Une mission secrète donnée par les autorités du PUG. T'as pas l'air con comme tous les autres... Suis-moi, on va rejoindre le reste de la bande, on t’expliquera tout ça en détail. Désolé pour le crachat, les Conservateurs, je les enterrerais vivant si j'avais le temps.
- Où ? lui ai-je demandé. Je dois retrouver le corps de ma femme.
- Notre camp se situe à 10km de la capitale, dans les tunnels de métro. On avait vu quelques heures avant l’appel aux missiles OCPN des chars soviétiques, du coup on s'était cachés dans le métro pour éviter la radiation. On cherchera ta femme plus tard si t'y tiens vraiment, là faut que tu me suives, et que tu m'expliques ton sang, parce que ça me fout les jetons là.
***
La marche était longue, O'Neals ne voulait pas parler de leur situation, il préférait en parler au camp. Nous étions passés à un supermarché délabré pour récupérer de la nourriture : il m'expliquait que dans ce genre de situation, il fallait prendre le plus de conserves alimentaires possible, car elles ne périment pas, et ne sont généralement pas affectées par la radiation ambiante. Il avait l'air de savoir beaucoup de choses à propos de la vie apocalyptique. Je ne pouvais m'empêcher d'être curieux. Était-il un Conservateur ?
Je lui demandais sa véritable forme physique. Etant un Mech-, il ne pouvait pas être complètement humain. Il me dit qu'il a laissé son cœur, ses poumons et ses os pour une pompe automatisée et des barres de fer. C'était un échange peu commun, en principe les Mech- sacrifient leurs jambes ou leur cerveau. Je n'avais pas cherché à creuser davantage.
En s'éloignant du centre de la capitale, la pollution radioactive se faisait légèrement moindre. On retrouvait de plus en plus de survivants, mais mon compagnon me disait de les ignorer, qu'il ne fallait surtout pas s'unir avec n'importe qui. La perte de tous nos fondements nous rend bestiaux et instinctifs, qui sait si ces gens-là ne vont pas nous égorger dans la nuit. O'Neals considérait qu'il était encore trop tôt pour s'allier avec le reste de N.A.
O'Neals semblait être un vieil homme fatigué et faible, sa respiration était épisodique, ses mouvements très brusques et peu expressifs. Il portait un béret vert, fumait souvent, et était habillé comme un militaire du 21ème siècle. Son Reaver-PM9 pendait autour de sa ceinture, ce révolver argenté dont le calibre était anormalement puissant. Mais il s'intéressait particulièrement à mon sang et à sa couleur. Je n'avais pas le choix, je me devais de lui raconter les détails de la découverte des technologies Nano : l'injection de molécules Nano récupérées dans les autres planètes du système Goliath nous permet de communiquer avec le NanoKEY. Notre sang devient toxique pour les humains, et en cas d'hémorragie ou de saignement important, la transfusion sanguine doit venir d'un autre corps Nano. L'extraction de ces technologies était faite par des sondes manipulables par les laboratoires de la planète Terre, et la première découverte de substances Nano se trouvait dans la planète Ministeria. Les chercheurs y ont trouvé des étranges signes de vie "d'aliens" qui semblent vivre sous la terre. L'envoi de quelques observateurs miniaturisés dans les tunnels de ces aliens a été peu concluant, ils avaient seulement repéré des nids de larves. Depuis, le PUG a placé des millions de sondes sur la planète Ministeria et ont trouvé d'autres planètes riches en Nanotechnologie qui sont également exploitées par les humains. L'émission instantanée des composantes Nano se fait grâce aux satellites inter-galactiques, configurés pour absorber une certaine quantité de ressources Nano, les transformer en la composante demandée, et l'envoyer au réseau PermaNet. Je rajoutais également que je survivais à la radiation grâce à ma combinaison.
O'Neals était fasciné par cette pauvre petite histoire. "En gros t'es pas humain, t'es un mutant" me dit-il finalement.
Nous étions officiellement en dehors de la frontière de la capitale, et nous poursuivions notre route. L'épuisement commençait à atteindre mes muscles.
- On est arrivés, m'annonce O'Neals.
L'entrée de la station de métro était peu accueillante : beaucoup d'habitants avaient couru vers le métro, mais avaient tous été éclatés par l'impact de l'explosion. Il n'y a personne, on n'entend que le bruit de nos bottes qui tapent le sol. D'un coup, O'Neals s'arrête de marcher. "J'entends quelque chose", chuchote-t-il. Nous attendons un moment. On entendait au loin les pas de quelque chose de gluant. *Splak, splak*. Une abomination marchait lentement vers nous, elle avait la forme d'un humain, mais elle portait sur elle une carapace noire, des lames osseuses et pointues surgissaient de son dos. Elle émettait des sons terrifiants de sa bouche, qui bavait abondamment de l'acide. O'Neals brandit son Reaver et tire sur la tête de la chose ; sa tête explose, de l'acide vert s'éjecte de son corps, et le monstre tombe raide par terre, certainement mort.
- Qu'est-ce que c'était que ça ?! m'écriai-je.
- Un Parasite, rien de grave. T'inquiètes pas, c'est la réaction prévue de l'OCPN-R.
- Comment ça, "prévue" ?
- L'EIE a ajouté plus que des composantes Bio dans leurs missiles, comme tu as pu le constater.
Cela ne me rassurait pas du tout. Il rangeait son révolver, et continuait la marche. Je pouvais partir de là, m'éloigner de ce type qui n'était rien d'autre qu'un Conservateur. Mais il faut que je sache leur identité, et pour qui ils travaillent. Je décide de le suivre.
- Nous y voilà, lâche O'Neals.
Le fameux camp n'était rien d'autre qu'une petite pièce, situé près des rails. Un homme et une femme dormaient profondément, un autre montait la garde. Au dos, on voyait le blason de son clan, les "Ghosts of Retribution".
- Yo Jimmy, j'suis de retour, dit O'Neals à l'autre. J'ai récupéré un type sur le chemin, je pense qu'il pourra nous aider.
- J'ai remarqué, merci, répond Jimmy avec un ton méprisant. Kara va péter un plomb je te dis, tu le sais ça ?
- Ouais, mais elle va faire avec, parce que sinon on restera dans ce trou du cul sans avoir une seule information du territoire CDA. Mo a beaucoup d'informations à nous faire partager.
Jimmy me regarde, fait un signe de bienvenue. On ne pouvait pas vraiment décrire son physique, car il n'avait pas de chair apparente. Son corps était entièrement mécanique, des plaques métalliques englobaient ses membres. Il ressemblait à un robot. Sa voix était pourtant humaine.
- Votre blason, leur dis-je. Vous représentez qui ?
- Les Ghosts of Retribution, ou les Fantômes du Châtiment si tu préfères, me répond Jimmy. Un groupe de révolutionnaires composé de quelques spécialistes élites. Tu nous donnes de l'argent, on te fait le sale boulot, ajoute-t-il en rigolant cyniquement.
- Arrête de raconter de la merde, et réveille les autres Jimmy, ordonne O'Neals. Faut qu'on discute. Assieds-toi Mo, on va t'expliquer ça. Si t'as faim, mange une conserve de viande.
Jimmy tapote l'épaule des deux endormis, la femme pousse un petit cri de gamine. Ils se lèvent, me voient avec surprise, la femme brandit une arme inconnue et me tire dessus. La balle atteint la coque de ma combinaison et se désintègre. Elle n'avait pas l'air de comprendre pourquoi.
- Putain mais Kara, tu peux pas te calmer un peu quand tu vois un inconnu ! hurle O'Neals sur la femme. Bordel. Et n'essaie pas de tirer une seconde fois, sa technologie annule toutes les munitions sans Mod de toute façon, tu ne risques pas de lui faire la moindre égratignure.
Elle paraissait très irritée et énervée. Elle était très mal à l'aise, elle tremblait et ne me lâchait pas des yeux. L'autre homme ne s'intéressait pas à ma présence.
- Bon, Jimmy, Kara, Khel, lui c'est Mo, dit O'Neals en me pointant du doigt. On va avoir besoin de lui, donc vous fermez bien vos gueules, et vous l'ouvrez quand c'est pertinent.
- Vous me voulez quoi, exactement ? ai-je demandé.
- Le marché sera simple, me répond O'Neals. Tu me dis ce que tu sais de la politique CDA avant la guerre EIE-CDA, et je te donne tous les renseignements que tu veux.
- Et vous m'aiderez à retrouver ma femme.
- Oui, aussi.
- Ok. Que voulez-vous savoir exactement ?
- Avant la guerre, New Amsterdam était bien une nation indépendante et tranquille, en plein fantasme d'une utopie libérale et heureuse, c'est bien ça ? précise Jimmy.
- Oui, du moins c'est ce que le CDA voulait faire croire au monde entier et à son propre peuple, leur dis-je. Nos relations avec le PUG étaient bonnes, il nous procurait toutes les technologies découvertes chez les Démocrates, en échange, nous déclarons la guerre à l'EIE et nous préparions la première offensive. Le Parti devait nous rejoindre.
- Le PUG savait déjà ce qui allait se passer, me dit O'Neals. Ils vous ont sacrifié.
- Quoi ? m'exclamai-je. N'importe quoi, le PUG est un allié précieux et l'a toujours été.
- Une vingtaine d'années auparavant, le PUG a recruté une bande d'ex-Conservateurs de la RRR. C'est nous. Ils nous avaient mis au courant de la situation catastrophique des relations PUG-EIE. L'EIE a intimidé plusieurs fois les autorités du Parti pour qu'elles partagent leurs technologies aux Conservateurs, mais le Parti n'a jamais cédé aux menaces.
- Le Parti nous a recruté pour voir N.A mourir, et exterminer tout signe de vie sur les territoires CDA, dit Kara. Le PUG craignait de se faire bombarder par l'EIE, alors elle a signé un traité de paix avec elle, en leur disant que New Amsterdam était la véritable cause des mauvaises relations diplomatiques, qu'ils étaient forcés d'être hostiles envers les Conservateurs pour préserver l'alliance avec vous. En échange, le Parti nous avait promis l'absolution totale de nos "péchés", mais je crains que ce ne soit plus valable.
J'étais abasourdi, estomaqué. Ces informations étaient trop délicates pour être prises à la légère. Tous les citoyens de New Amsterdam seraient morts pour des arrangements diplomatique.
- En fait, explique O'Neals, depuis la signature du Traité des Démocraties Pures par le CDA en 2141 qui proclame New Amsterdam comme un pays à part entier, l'EIE a rompu les relations économiques et diplomatiques avec l'Ouest. Mais le PUG ne peut fonctionner sans les échanges économiques avec l'Est. Tu suis la logique ?
- Dans ce cas, vous attendez quoi pour me tuer ?
- Le problème, c'est que l'EIE n'a pas envoyé les missiles OCPN comme prévu. C'était pas juste de la radiation à grosse dose, les Conservateurs ont propagé un virus à N.A, implanté dans les missiles. On en sait pas plus, mais ce qui est sûr, c'est que ce virus va atteindre les territoires PUG, et là ça va être le chaos. En gros, l'EIE a trahi le PUG. Et notre contrat avec le PUG aussi est rompu.
- En quoi cela vous affecte ? ai-je demandé.
- On n'a pas signé pour être des criminels au service de l'EIE, rétorque Jimmy, on ne voulait que la mort de New Amsterdam. Bien qu'on soit anti-Conservateurs, faut pas croire qu'on veuille aussi la liberté sans limite.
- Tu vois le Parasite ? me dit O'Neals. On pense que c'est la réaction attendue du virus en question. On va pas aider à propager une connerie pareille.
- Qu'est-ce que je peux faire de plus pour les GoR ? leur ai-je demandé.
- Regarde, m'explique Jimmy, on savait qu'une bombe allait tomber sur New Amsterdam, mais on avait pas prévu d'aller plus loin que "buter du survivant". Là, on est dans le pétrin, parce qu'on doit rester dans les territoire CDA, et on n'a plus de réseau ni avec la radio, ni avec le PermaNet. Il faut qu'on trouve la station du PermaNet, et rétablir le réseau avec les satellites inter-galactiques.
- Avec autant de dégâts subis, je ne pense pas que la station ait survécu.
- Nous n'avons pas le choix, ajoute O'Neals, c'est notre seul choix.
La situation dans laquelle je me trouvais était délicate. Malgré le fait que toute ces histoires politiques n'ont plus aucun sens, je devais choisir un camp. Aider les GoR était la chose la plus éthique et morale à faire, mais je devais également retrouver Yllora... Cependant, si je les aidais à rétablir la liaison avec le PermaNet, je pourrais détecter le BioKEY d'Yllora, et directement la retrouver. J'accepte leur proposition.
- Tu as fait le bon choix Mo, me dit O'Neals. Nous partirons demain au matin, les Parasites ont l'air de craindre la lumière.
La marche était longue, O'Neals ne voulait pas parler de leur situation, il préférait en parler au camp. Nous étions passés à un supermarché délabré pour récupérer de la nourriture : il m'expliquait que dans ce genre de situation, il fallait prendre le plus de conserves alimentaires possible, car elles ne périment pas, et ne sont généralement pas affectées par la radiation ambiante. Il avait l'air de savoir beaucoup de choses à propos de la vie apocalyptique. Je ne pouvais m'empêcher d'être curieux. Était-il un Conservateur ?
Je lui demandais sa véritable forme physique. Etant un Mech-, il ne pouvait pas être complètement humain. Il me dit qu'il a laissé son cœur, ses poumons et ses os pour une pompe automatisée et des barres de fer. C'était un échange peu commun, en principe les Mech- sacrifient leurs jambes ou leur cerveau. Je n'avais pas cherché à creuser davantage.
En s'éloignant du centre de la capitale, la pollution radioactive se faisait légèrement moindre. On retrouvait de plus en plus de survivants, mais mon compagnon me disait de les ignorer, qu'il ne fallait surtout pas s'unir avec n'importe qui. La perte de tous nos fondements nous rend bestiaux et instinctifs, qui sait si ces gens-là ne vont pas nous égorger dans la nuit. O'Neals considérait qu'il était encore trop tôt pour s'allier avec le reste de N.A.
O'Neals semblait être un vieil homme fatigué et faible, sa respiration était épisodique, ses mouvements très brusques et peu expressifs. Il portait un béret vert, fumait souvent, et était habillé comme un militaire du 21ème siècle. Son Reaver-PM9 pendait autour de sa ceinture, ce révolver argenté dont le calibre était anormalement puissant. Mais il s'intéressait particulièrement à mon sang et à sa couleur. Je n'avais pas le choix, je me devais de lui raconter les détails de la découverte des technologies Nano : l'injection de molécules Nano récupérées dans les autres planètes du système Goliath nous permet de communiquer avec le NanoKEY. Notre sang devient toxique pour les humains, et en cas d'hémorragie ou de saignement important, la transfusion sanguine doit venir d'un autre corps Nano. L'extraction de ces technologies était faite par des sondes manipulables par les laboratoires de la planète Terre, et la première découverte de substances Nano se trouvait dans la planète Ministeria. Les chercheurs y ont trouvé des étranges signes de vie "d'aliens" qui semblent vivre sous la terre. L'envoi de quelques observateurs miniaturisés dans les tunnels de ces aliens a été peu concluant, ils avaient seulement repéré des nids de larves. Depuis, le PUG a placé des millions de sondes sur la planète Ministeria et ont trouvé d'autres planètes riches en Nanotechnologie qui sont également exploitées par les humains. L'émission instantanée des composantes Nano se fait grâce aux satellites inter-galactiques, configurés pour absorber une certaine quantité de ressources Nano, les transformer en la composante demandée, et l'envoyer au réseau PermaNet. Je rajoutais également que je survivais à la radiation grâce à ma combinaison.
O'Neals était fasciné par cette pauvre petite histoire. "En gros t'es pas humain, t'es un mutant" me dit-il finalement.
Nous étions officiellement en dehors de la frontière de la capitale, et nous poursuivions notre route. L'épuisement commençait à atteindre mes muscles.
- On est arrivés, m'annonce O'Neals.
L'entrée de la station de métro était peu accueillante : beaucoup d'habitants avaient couru vers le métro, mais avaient tous été éclatés par l'impact de l'explosion. Il n'y a personne, on n'entend que le bruit de nos bottes qui tapent le sol. D'un coup, O'Neals s'arrête de marcher. "J'entends quelque chose", chuchote-t-il. Nous attendons un moment. On entendait au loin les pas de quelque chose de gluant. *Splak, splak*. Une abomination marchait lentement vers nous, elle avait la forme d'un humain, mais elle portait sur elle une carapace noire, des lames osseuses et pointues surgissaient de son dos. Elle émettait des sons terrifiants de sa bouche, qui bavait abondamment de l'acide. O'Neals brandit son Reaver et tire sur la tête de la chose ; sa tête explose, de l'acide vert s'éjecte de son corps, et le monstre tombe raide par terre, certainement mort.
- Qu'est-ce que c'était que ça ?! m'écriai-je.
- Un Parasite, rien de grave. T'inquiètes pas, c'est la réaction prévue de l'OCPN-R.
- Comment ça, "prévue" ?
- L'EIE a ajouté plus que des composantes Bio dans leurs missiles, comme tu as pu le constater.
Cela ne me rassurait pas du tout. Il rangeait son révolver, et continuait la marche. Je pouvais partir de là, m'éloigner de ce type qui n'était rien d'autre qu'un Conservateur. Mais il faut que je sache leur identité, et pour qui ils travaillent. Je décide de le suivre.
- Nous y voilà, lâche O'Neals.
Le fameux camp n'était rien d'autre qu'une petite pièce, situé près des rails. Un homme et une femme dormaient profondément, un autre montait la garde. Au dos, on voyait le blason de son clan, les "Ghosts of Retribution".
- Yo Jimmy, j'suis de retour, dit O'Neals à l'autre. J'ai récupéré un type sur le chemin, je pense qu'il pourra nous aider.
- J'ai remarqué, merci, répond Jimmy avec un ton méprisant. Kara va péter un plomb je te dis, tu le sais ça ?
- Ouais, mais elle va faire avec, parce que sinon on restera dans ce trou du cul sans avoir une seule information du territoire CDA. Mo a beaucoup d'informations à nous faire partager.
Jimmy me regarde, fait un signe de bienvenue. On ne pouvait pas vraiment décrire son physique, car il n'avait pas de chair apparente. Son corps était entièrement mécanique, des plaques métalliques englobaient ses membres. Il ressemblait à un robot. Sa voix était pourtant humaine.
- Votre blason, leur dis-je. Vous représentez qui ?
- Les Ghosts of Retribution, ou les Fantômes du Châtiment si tu préfères, me répond Jimmy. Un groupe de révolutionnaires composé de quelques spécialistes élites. Tu nous donnes de l'argent, on te fait le sale boulot, ajoute-t-il en rigolant cyniquement.
- Arrête de raconter de la merde, et réveille les autres Jimmy, ordonne O'Neals. Faut qu'on discute. Assieds-toi Mo, on va t'expliquer ça. Si t'as faim, mange une conserve de viande.
Jimmy tapote l'épaule des deux endormis, la femme pousse un petit cri de gamine. Ils se lèvent, me voient avec surprise, la femme brandit une arme inconnue et me tire dessus. La balle atteint la coque de ma combinaison et se désintègre. Elle n'avait pas l'air de comprendre pourquoi.
- Putain mais Kara, tu peux pas te calmer un peu quand tu vois un inconnu ! hurle O'Neals sur la femme. Bordel. Et n'essaie pas de tirer une seconde fois, sa technologie annule toutes les munitions sans Mod de toute façon, tu ne risques pas de lui faire la moindre égratignure.
Elle paraissait très irritée et énervée. Elle était très mal à l'aise, elle tremblait et ne me lâchait pas des yeux. L'autre homme ne s'intéressait pas à ma présence.
- Bon, Jimmy, Kara, Khel, lui c'est Mo, dit O'Neals en me pointant du doigt. On va avoir besoin de lui, donc vous fermez bien vos gueules, et vous l'ouvrez quand c'est pertinent.
- Vous me voulez quoi, exactement ? ai-je demandé.
- Le marché sera simple, me répond O'Neals. Tu me dis ce que tu sais de la politique CDA avant la guerre EIE-CDA, et je te donne tous les renseignements que tu veux.
- Et vous m'aiderez à retrouver ma femme.
- Oui, aussi.
- Ok. Que voulez-vous savoir exactement ?
- Avant la guerre, New Amsterdam était bien une nation indépendante et tranquille, en plein fantasme d'une utopie libérale et heureuse, c'est bien ça ? précise Jimmy.
- Oui, du moins c'est ce que le CDA voulait faire croire au monde entier et à son propre peuple, leur dis-je. Nos relations avec le PUG étaient bonnes, il nous procurait toutes les technologies découvertes chez les Démocrates, en échange, nous déclarons la guerre à l'EIE et nous préparions la première offensive. Le Parti devait nous rejoindre.
- Le PUG savait déjà ce qui allait se passer, me dit O'Neals. Ils vous ont sacrifié.
- Quoi ? m'exclamai-je. N'importe quoi, le PUG est un allié précieux et l'a toujours été.
- Une vingtaine d'années auparavant, le PUG a recruté une bande d'ex-Conservateurs de la RRR. C'est nous. Ils nous avaient mis au courant de la situation catastrophique des relations PUG-EIE. L'EIE a intimidé plusieurs fois les autorités du Parti pour qu'elles partagent leurs technologies aux Conservateurs, mais le Parti n'a jamais cédé aux menaces.
- Le Parti nous a recruté pour voir N.A mourir, et exterminer tout signe de vie sur les territoires CDA, dit Kara. Le PUG craignait de se faire bombarder par l'EIE, alors elle a signé un traité de paix avec elle, en leur disant que New Amsterdam était la véritable cause des mauvaises relations diplomatiques, qu'ils étaient forcés d'être hostiles envers les Conservateurs pour préserver l'alliance avec vous. En échange, le Parti nous avait promis l'absolution totale de nos "péchés", mais je crains que ce ne soit plus valable.
J'étais abasourdi, estomaqué. Ces informations étaient trop délicates pour être prises à la légère. Tous les citoyens de New Amsterdam seraient morts pour des arrangements diplomatique.
- En fait, explique O'Neals, depuis la signature du Traité des Démocraties Pures par le CDA en 2141 qui proclame New Amsterdam comme un pays à part entier, l'EIE a rompu les relations économiques et diplomatiques avec l'Ouest. Mais le PUG ne peut fonctionner sans les échanges économiques avec l'Est. Tu suis la logique ?
- Dans ce cas, vous attendez quoi pour me tuer ?
- Le problème, c'est que l'EIE n'a pas envoyé les missiles OCPN comme prévu. C'était pas juste de la radiation à grosse dose, les Conservateurs ont propagé un virus à N.A, implanté dans les missiles. On en sait pas plus, mais ce qui est sûr, c'est que ce virus va atteindre les territoires PUG, et là ça va être le chaos. En gros, l'EIE a trahi le PUG. Et notre contrat avec le PUG aussi est rompu.
- En quoi cela vous affecte ? ai-je demandé.
- On n'a pas signé pour être des criminels au service de l'EIE, rétorque Jimmy, on ne voulait que la mort de New Amsterdam. Bien qu'on soit anti-Conservateurs, faut pas croire qu'on veuille aussi la liberté sans limite.
- Tu vois le Parasite ? me dit O'Neals. On pense que c'est la réaction attendue du virus en question. On va pas aider à propager une connerie pareille.
- Qu'est-ce que je peux faire de plus pour les GoR ? leur ai-je demandé.
- Regarde, m'explique Jimmy, on savait qu'une bombe allait tomber sur New Amsterdam, mais on avait pas prévu d'aller plus loin que "buter du survivant". Là, on est dans le pétrin, parce qu'on doit rester dans les territoire CDA, et on n'a plus de réseau ni avec la radio, ni avec le PermaNet. Il faut qu'on trouve la station du PermaNet, et rétablir le réseau avec les satellites inter-galactiques.
- Avec autant de dégâts subis, je ne pense pas que la station ait survécu.
- Nous n'avons pas le choix, ajoute O'Neals, c'est notre seul choix.
La situation dans laquelle je me trouvais était délicate. Malgré le fait que toute ces histoires politiques n'ont plus aucun sens, je devais choisir un camp. Aider les GoR était la chose la plus éthique et morale à faire, mais je devais également retrouver Yllora... Cependant, si je les aidais à rétablir la liaison avec le PermaNet, je pourrais détecter le BioKEY d'Yllora, et directement la retrouver. J'accepte leur proposition.
- Tu as fait le bon choix Mo, me dit O'Neals. Nous partirons demain au matin, les Parasites ont l'air de craindre la lumière.